Sécurisation des communications sensibles
Renforcer la sécurité de toute transmission de données personnelles. Sans mesure complémentaire, les canaux de transmission de données grand public (ex. : messagerie électronique, messagerie instantanée, plateforme de dépôt de fichiers) constituent rarement un moyen de communication sûr pour transmettre des données personnelles. Une simple erreur d’inattention peut conduire des personnes non habilitées à prendre connaissance de données personnelles, ce qui porte atteinte au droit à la vie privée des personnes concernées. En outre, les entités ayant accès aux serveurs par lesquels transite l’information peuvent avoir accès à leur contenu ou à des métadonnées.
Chiffrer les données avant leur enregistrement sur un support physique à transmettre à un tiers (ex : clé USB, disque dur portable, disque optique). Lors d’un envoi via un réseau : chiffrer les pièces sensibles à transmettre. À ce sujet, il convient de se référer aux préconisations de la fiche n°21 - Chiffrement, hachage, signature ; utiliser un protocole garantissant la confidentialité et l’authentification du serveur pour les transferts de fichiers (ex. : SFTP ou HTTPS), en utilisant les versions les plus récentes des protocoles ; assurer la confidentialité des secrets (ex : clé de chiffrement, mot de passe) en les transmettant via un canal distinct (ex : envoi du chiffré par e-mail et communication du mot de passe par téléphone ou SMS).
Ouvrir un fichier venant de l’extérieur seulement si l’expéditeur est connu et après soumission à une analyse antivirus. Si vous êtes amené à utiliser le fax, mettre en place les mesures suivantes : installer le fax dans un local physiquement contrôlé et uniquement accessible au personnel habilité ; faire afficher l’identité du fax destinataire lors de l’émission des messages ; doubler l’envoi par fax d’un envoi des documents originaux au destinataire ; préenregistrer dans le carnet d’adresse des fax les numéros des destinataires potentiels (si la fonction existe).
Transmettre des fichiers contenant des données personnelles en clair via des messageries et autres plateformes grand public. Ne pas prévoir la suppression (de préférence automatique) des fichiers transmis à l'aide d'une plateforme de transfert de fichiers.
Utiliser des algorithmes à clé publique, lorsque les différents acteurs ont mis en place une infrastructure de gestion de clés publiques pour garantir la confidentialité et l’intégrité des communications, ainsi que l’authentification de l’émetteur. Faire signer électroniquement les données par l’émetteur avant leur envoi afin de garantir qu’il est à l’origine de la transmission (voir la fiche n°21 - Chiffrement, hachage, signature). Utiliser un serveur de dépôt de fichiers temporaires peut également être approprié. Dans ce cas, s’assurer de : paramétrer une durée limitée de mise à disposition des fichiers ; restreindre l’accès aux fichiers aux seuls destinataires dûment autorisés ; chiffrer les fichiers avant de les déposer sur le service si la solution utilisée ne prévoit pas cette possibilité de manière intégrée.
Certains outils et solutions de communication protègent aussi les métadonnées liées aux éléments échangés et peuvent être utilisés lorsque celles-ci présentent une sensibilité particulière. Pour les systèmes les plus sensibles, cantonner les fichiers venant de l’extérieur à des zones isolées du reste du système pour éviter la propagation de logiciels malveillants.
Sécurisation des communications en entreprise : les meilleures pratiques à adopter. L'échange d'informations sensibles par le biais d'outils de communication interne et externe d'une entreprise expose votre organisation à un risque de piratage. Pour éviter toute violation de données, la sécurisation des communications passe notamment par l'intégration de solutions de sécurité efficaces. Adoptez de bonnes pratiques de sécurité au sein de votre organisation afin de préserver l'intégrité de vos échanges.
Adopter une solution de messagerie sécurisée. Pour vos visioconférences comme pour votre messagerie professionnelle, adoptez une solution de communication sécurisée certifiée par l'ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information). Vos salons de discussions sont protégés et accessibles uniquement sur invitation. Le chiffrement de vos échanges de bout en bout garantit la confidentialité des informations. Vous pouvez ainsi discuter de vos projets et partager vos fichiers dans un espace sécurisé. Les fonctionnalités avancées de sécurité proposées assurent la protection contre les intrusions ou les piratages.
Utiliser le chiffrement des communications. Le chiffrement des communications et des données échangées est une technique de défense efficace pour éviter la violation d'informations sensibles. Il existe différentes méthodes de chiffrement, symétrique ou asymétrique, reposant sur un protocole de sécurité puissant. Seules les personnes autorisées peuvent accéder au contenu des communications. Le chiffrement concerne aussi bien l'envoi de fichier dans vos messages électroniques que vos appels vidéo. Les solutions de chiffrement peuvent intégrer directement vos messageries habituelles. Si vos données transitent par des canaux non sécurisés, le chiffrement garantit la sécurité de leur transfert.
Choisir une solution VPN d'entreprise. Une solution VPN d'entreprise assure la sécurité de vos échanges et de vos communications lorsque vous travaillez à distance. Avec ce service, vos employés peuvent se connecter sereinement à leur messagerie et rejoindre les réunions en visioconférence. Le VPN d'entreprise propose de nombreuses fonctionnalités de sécurité. Il agit comme un tunnel sécurisé dans lequel les informations sont chiffrées de bout en bout. Le VPN sécurise toutes les communications, même lorsque l'utilisateur se sert d'une connexion internet non sécurisée.
Contrôler les accès et gérer les habilitations des utilisateurs. La sécurisation des communications passe également par une méthode d'authentification forte. Vous devez donc intégrer l'usage de mots de passe forts, couplé avec un système de double authentification (2FA). L'authentification multifacteurs (mot de passe et code envoyé par SMS, par exemple) offre une couche de sécurité supplémentaire dans l'accès aux outils de communication. Par ailleurs, les gestionnaires de ces outils doivent déterminer des politiques d'accès strictes. Seules les personnes autorisées peuvent participer aux communications sensibles de l'entreprise. Vous assurez ainsi une meilleure protection des données et des informations clés de votre organisation.
Sensibiliser les utilisateurs aux risques liés aux communications d'entreprise. La sensibilisation des utilisateurs aux différents types de cyberattaques limite les risques d'intrusion. Les pirates informatiques utilisent des méthodes de phishing, d'usurpation d'identité ou encore d'ingénierie sociale pour diffuser leurs logiciels malveillants et entrer dans vos systèmes d'information. Parfois, une simple erreur de manipulation peut être préjudiciable pour la sécurité de vos réseaux. Ainsi, une formation régulière sur les techniques de cyberattaque aide vos collaborateurs à se montrer plus vigilants lors de leurs échanges par mail, téléphone ou vidéoconférence.
La sécurisation des communications au sein de votre entreprise est essentielle pour conserver la confidentialité de vos échanges professionnels. Avec elle, vous limitez les risques de cyberespionnage et de violation d'informations sensibles. ERCOM propose à toutes les entreprises une solution fiable, certifiée par l'ANSSI et conforme aux obligations RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données).
Sécuriser le réseau sans fil : système d’alarme anti-intrusion, pare-feu, VPN, routeurs filtrants, mises à jour, HTTPS, utilisation de protocoles IPsec, SSL/TLS…
57% des organisations ne sont pas capables de suivre et contrôler les contenus sensibles échangés avec l’externe. 33% des organisations ont subi plus de 7 violations de données sensibles en 2023. 45% des organisations ont dépensé plus de 5 millions de dollars en frais de litige suite à des violations de données en 2023. 62% des organisations mobilisent plus de 2 000 heures par an pour préparer les rapports d’audit.